Accélération du programme Borloo de l’éolien en mer

L'entreprise lyonnaise Maïa va réaliser à Arromanches un programme comparable à celui des éoliennes géantes d'Ostende/ groupe Maïa
Après une présentation au conseil des Ministres du 6 mai dernier, le ministère de l’Environnement a précisé le détail du plan Borloo dans le domaine de l’énergie éolienne en mer « qui vise l’installation d’une capacité de 6 000 MW à l’horizon 2020, objectif confirmé lors du Grenelle de la Mer et lors de l’adoption de la nouvelle «feuille de route énergétique de la France».
A l’enjeu politique de montrer le respect des engagements pris lors du Grenelle de l’Environnement alors que les polémiques se développent sur une mise à l’écart des orientations retenues s’ajoute l’enjeu économique qui est de «conquérir une position de leader dans la future industrie des énergies marines et permettre la création de milliers d’emplois pérennes sur le sol national. »
Cette orientation correspond totalement à l’ambition du groupe d’ingénierie dirigé Christophe Gruy, pdg du groupe lyonnais Maïa, spécialiste des énergies durables.
Le programme de développement de l’éolien en mer du Grenelle Environnement se décline autour des trois axes suivants :
- « Une planification concertée :
Au printemps 2009, le Gouvernement a demandé aux préfets des régions Bretagne, Pays de la Loire, Haute-Normandie, Aquitaine et Provence-Alpes-Côte d’Azur de mettre en place, pour chaque façade maritime, une instance de concertation et de planification, rassemblant l’ensemble des parties prenantes. Le recensement des enjeux techniques, réglementaires et environnementales est désormais achevé, et les préfets ont reçu pour instruction de finaliser la concertation avec les différentes parties prenantes avant la fin du 1er semestre 2010. Ces travaux permettront au Gouvernement d’annoncer dans les toutes prochaines semaines la sélection d’une dizaine de «zones propices» dans lesquelles l’éolien en mer sera développé.
- Un cadre réglementaire simplifié :
Dès l’adoption du projet de loi portant engagement national pour l’environnement («Grenelle 2»), les procédures applicables à l’éolien en mer seront très nettement simplifiées, et la gestion du raccordement des éoliennes en mer au réseau électrique pourra être optimisée : RTE pourra mettre en place, pour chacune des zones propices, les capacités de raccordement nécessaires.
- Des appels d’offres destinés à susciter l’émergence d’une nouvelle industrie « verte » créatrice d’emplois :
Le Gouvernement lancera à partir du mois d’octobre 2010 une première série d’appels d’offres visant l’implantation de 3 000 MW dans les zones identifiées comme propices à l’issue de la démarche de planification et de concertation menée ces derniers mois. Les projets seront sélectionnés au troisième trimestre 2011 sur la base du prix d’achat de l’électricité proposé et du délai de mise en service… ».
Le site d’information « les Energies de la Mer » commente cette annonce en redoutant que les délais de création des champs d’éoliennes en mer n’autorisent leur lancement opérationnel qu’en 2013/2014 : . De nombreux experts se posent la question de savoir si de tels délais ne sont pas incompatibles avec la conquête de la " position de leader dans la future industrie des énergies marines ", revendiquée et ambitionnée par le gouvernement ».
Une chose est certaine : le processus est engagé.
Yves Espaignet






