Anne Sophie Panseri tient solidement la barre du groupe Maviflex

Anne-Sophie Panseri et Romain Simon de Green On Lyon créée en 2010/d.r.
Anne Sophie Panseri, mère et chef d’entreprise
Elue depuis un an à la tête de la délégation de Lyon des « Femmes Chefs d’Entreprise », Anne-Sophie Panseri, PDG de Maviflex (1), tient à affirmer l’importance des relations humaines dans la conduite des entreprises. Cette problématique se retrouve aussi bien dans le fonctionnement de ses services que dans sa démarche à l’international. Le parcours des deux sociétés qu’elle dirige, témoigne de façon suffisamment éloquente de son caractère, un caractère volontaire dissimulé par une évidente discrétion.
Revenant du congrès national des FCE (Femmes Chefs d’entreprise) qui s’est tenu à Arles, elle insiste sur l’importance de telles rencontres où les échanges constituent un creuset de compétences. Elle en retient plusieurs enseignements : « les femmes à la tête des entreprises manifestent une grande force d’écoute, elles apprécient les conseils et la confrontation des expériences mais elles tiennent également à être une force de propositions ». En cela, elle est l’héritière de la présidente fondatrice de l’association FCE, Yvonne Foinant, Maître de forge en voulant affirmer la parité dans l’univers des dirigeants d’entreprise. Une parité vécue comme l’affirmation d’une complémentarité des approches.
Avec conviction, Anne-Sophie Panseri insiste sur l’importance de la vie de famille: «elles doivent savoir organiser leurs journées de travail ». Mère de trois enfants, elle tient à assumer pleinement ses responsabilités familiales.
Cette logique se retrouve dans sa conduite des établissements et encore plus dans le contexte économique présent: « la crise nous demande d’être en adéquation avec nous-mêmes ».
Elle est d’une génération qui n’ignore pas l’importance d’aller sur les marchés internationaux, de se confronter à la concurrence étrangère. Confiante dans le modèle français des PME de 50 à 100 salariés pouvant montrer sa compétitivité y compris vis-à-vis du modèle allemand en jouant la carte du transfert de technologie, elle déclare : « nous sommes désavantagés sur le plan des ressources financières si l’on souhaite s’implanter mais le développement de réseau de distributeurs est une autre réponse ». Et de souligner l’atout d’aller à plusieurs sur ces marchés, notamment par le biais des délégations consulaires.
Fuyant l’immobilisme, avec son frère, elle vient de lancer Green on Lyon, une start-up de location de vélos à assistance électrique pour les salariés des entreprises. Une question reste en suspens : où trouve-t-elle le temps ?
(1) Maviflex est une entreprise familiale spécialiste des portes industrielles souples de 80 salariés réalisant un chiffre d’affaires de 14 millions d’euros. Elle dirige également PIL (peintures industrielles) employant dix personnes.
(article publié dans Lyon People)
Yves Espaignet






