Comité Annecy 2018 / Il faudra vite sortir du « psychodrame »

Jean Jack Queyranne n'apprécie pas le choix de Charles Beigbeder / d.r.
Les genevois suivent avec beaucoup d’attention le dossier de candidature d’Annecy 2018 pour les Jeux olympique d’hiver. La ville de Genève apporte son soutien aussi suit-on avec beaucoup d'attention les derniers épisodes de ce feuilleton avec la démission d’Edgar Grospiron et le peu d’enthousiasme manifestée par les personnes sollicitées pour le remplacer.
Le Journal du Dimanche parle même de vaudeville en donnant une liste impressionnante de responsables, comprenant les noms de Guy Drut, J.C. Killy, Christophe Blanchard-Dignac (Française des Jeux), René Carron (ex-Crédit Agricole), ou encore Jean-François Lamour, David Douillet. Sans oublier celui de Jean Louis Borloo.
Enfin, une solution semble être trouvée avec l’entrepreneur, homme d’affaires, Charles Beigbeder. Il est présenté par Christian Monteil, le Président de la Haute-Savoie. La Ministre des Sports exprime son soutien.
Mais, les commentaires de Jean Jack Queyranne, qui avait encore récemment rappelé le soutien sans réserve de la région Rhône-Alpes à cette candidature, font l’effet d’une douche froide. Il dénonce un manque de concertation et menace de revenir sur sa position. La Région est en effet le premier partenaire dans le dossier du financement…
Jean Jack Queyranne, homme d’autorité mais à l’expression modérée, n’hésite pas à qualifier ce choix d’erreur ; il s'autorise l'ironie sur le peu de sérieux de cette décision. Le Président de la Région aurait préféré un responsable du monde sportif pour porter le drapeau d’Annecy.
La Tribune de Genève consacre un article dont le titre met en évidence la stupeur helvétique sur le dossier et titre : « la candidature d’Annecy vire au psychodrame ».
En effet, il faut ne pas oublier qu’aujourd’hui doit être déposé le dossier d’Annecy au CIO et que dans un mois à peine une visite est programmée par le Comité international olympique pour une présentation « in situ » du projet défendu par le GIP que devrait présidé Charles Beigbeder, élu sans la voix de la Région. La spirale de l'échec (voir article précédent) semble sans fin.
Yves Espaignet
yves.espaignet@wanadoo.fr






