Jacques Marcout, un temps d’avance dans sa « coach attitude »



Jacques Marcout / Prisme international

La famille Marcout partage le goût de l’audace. Son frère a conçu et réalisé l’événement inaugural de la plus haute tour du monde, le Burj Khalifa à Dubaï. Lui se veut un innovateur en terre lyonnaise dans le domaine difficile du coaching de dirigeants.
Pas question de lui faire dire quels sont les « compétiteurs économiques » qui font appel à lui. Sa règle de confidentialité fait sa force, surtout dans un domaine aussi sensible. Quel est le chef d’entreprise qui de façon spontanée va préciser son recours à un coach ? Les mentalités en France ne sont pas aussi avancées qu’aux USA ou en Grande Bretagne.
Quand il parle de son métier, Jacques Marcout le présente comme une mission d’entraîneur à l’écoute : « je me suis vite aperçu de l’intérêt d’apporter une aide par l’hypnothérapie, par un travail sur soi ».
Mesurant les réserves existantes sur la fonction de coacheur, il insiste sur la nécessité d’avoir reçu toutes les formations diplomantes pour exercer : « ce domaine m’a demandé de suivre les cycles dispensés par l’institut français d’hypnose ericksonnienne ».
L’objet n’est pas de modifier la conscience de la personne (définition de l’hypnose) mais de favoriser sa prise de conscience des difficultés à surmonter, aussi bien celles liées à sa personnalité que celles liées à sa fonction.
Comme le coaching porte de plus en plus sur les enjeux de la conduite des entreprises, Jacques Marcout a voulu offrir dans ses conseils, un atout supplémentaire.
Cela ne fera pas taire les sceptiques estimant que cela ressemble au mieux à du bavardage sans intérêt réel, au pire à une mise sous influence. Il est vrai que la nébuleuse du coaching n’aide pas à la lisibilité de cette fonction. Il est significatif de voir que ce thème revient régulièrement dans les journaux économiques. C’est d’ailleurs le Nouvel Economiste qui annonce l’existence d’une cinquantaine d’organismes formant un millier de coachs par an. Même la prestigieuse Sorbonne a mis en place un cycle de formation.
La réussite dans ce domaine particulier s’établit de façon irréversible par la satisfaction du client uniquement basée sur les résultats. Le bouche à oreille suit.
Reste à convaincre à Lyon, ville où les audaces sont plus rares qu’à Paris mais il est certain que Jacques Marcout défendra avec conviction l’intérêt de cette nouvelle démarche.
N’avait-il pas avancé en 2010 un conseil novateur « celui des nouveaux codes du savoir-vivre au bureau et en affaires » juste au moment où s’exprimait une attente sur de nouvelles valeurs dans le monde économique de l’après-crise !

yves.espaignet@wanadoo.fr