La Fondation Lyon I crée une interface entre l'université et le monde économique



Lionel Collet / Université Claude Bernard

Sortir des sentiers battus pour conforter la place des universités dans la société, telle est l'ambition du président de Lyon1, Lionel Collet. Défenseur infatigable de l'université et du monde de l'éducation en général, il veut créer des liens entre les chercheurs, les étudiants et les chefs d'entreprise.
Dans un article publié par le magazine Lyon people (page économique), Lionel Collet a présenté les missions de la fondation Lyon 1 qu'il préside: "L’université Lyon 1 a lancé sa fondation, un événement resté relativement discret mais qui constitue une révolution des comportements dans la sphère universitaire. Cette association veut rassembler chercheurs et acteurs du monde économique afin de conforter la place de l’université à Lyon. La démonstration de cette démarche est assurée par le Président de Lyon 1, Lionel Collet : « il s’agit pour nous de trouver des soutiens afin d’appuyer nos travaux de recherche, de favoriser les échanges en parlant de l’université, de ses actions ». La fondation constitue également un vecteur de communication sur nos « axes forts que sont la professionnalisation, l’excellence et la citoyenneté ».
Plusieurs grandes entreprises comme Sanofi Pasteur, Arkema, la Banque Populaire Loire et Lyonnais et EZUS ont répondu à cette initiative. La fondation a récolté près de 2 millions d’euros qui serviront au financement de plusieurs projets de recherche. Microsoft parraine cinq bourses d’études.
Président de la Conférence des présidents d’université, ce lyonnais finalement plus réservé qu’on ne le croit, écrit au président de la République pour défendre une université qui doit « pouvoir assumer ses missions dans l’acquisition des savoirs, dans le développement de la recherche fondamentale » ; il mobilise les Régions afin de positionner l’université au sein d’un territoire et la faire participer à son essor tant économique que culturel.
Il n’hésite pas à fustiger les critères retenus dans le classement de Shanghai qui, aujourd’hui, fait référence dans l’établissement d’un palmarès international des universités et grandes écoles ; en responsable pragmatique, il souhaite pouvoir apporter des réponses concrètes aux problèmes soulevés par le mauvais classement des établissements français. Notamment, il préconise des partenariats entre les universités sur des objectifs de recherche. Une synergie indispensable pour inverser cette spirale conduisant les chercheurs à ne retenir pas les laboratoires français. Cette ambition se retrouve également dans son affirmation de la dimension européenne des universités lyonnaises. Aussi cherche t-il à mobiliser tous les acteurs institutionnels sur cette démarche et déclare simplement : « le message passe ».
(voir la page économique sur www.lyonpeople.com)

Yves Espaignet

yves.espaignet@wanadoo.fr