Le club de l'OURS veut être le lieu du débat prospectif lyonnais

Le président du club de l'OURS, Philippe Goetzmann/ d.r.
Cette démarche prospective du club devient d'autant plus essentielle que les structures de réflexion se rarifient au sein d'une métropole rappelant sans cesse son ambition d'être une capitale européenne.
Il est significatif que ses premiers débats de l’année 2011 portent sur la problématique de la réalité urbaine de Lyon en invitant les maires de Bourgoin-Jallieu et de Villefranche-sur-Saône alors que doit être lancé cette année le pôle métropolitain, le nouveau G4, regroupant les structures intercommunales de Lyon, Saint-Etienne, Vienne et Bourgoin-Jallieu.
« Nous cherchons à avoir un regard prospectif sur Lyon et la région en privilégiant les dossiers techniques, les expertises » souligne le président du club, Philippe Goetzmann ; cadre-dirigeant d’un groupe bancaire, il apprécie la discrétion et insiste plus sur l’esprit d’équipe que le club revendique que sur sa conduite de l’association.
Les clubs à finalité économique sont actifs sur Lyon et celui-ci tout particulièrement. Il revendique 300 membres et plus 1100 personnes invitées : « le plus significatif est la fidélité des membres car nous avons su développer une atmosphère conviviale autour des réunions de travail ».
Cette analyse est partagée par Georges Poix, véritable secrétaire perpétuel, gardien de la tradition des fondateurs, celle du monde de la construction. Il aime rappeler la mémoire de l’architecte François Giraud, décédé en 2005 qui fut à l’origine du club.
Car l’OURS dont le fief le plus fréquent est le « Chalet du Parc » est un sigle spécifiant : Ouvrage, Urbanisme, Réflexion, Société. Un sigle composant un véritable programme ! Tout est dit ou presque de la démarche initiée et elle a su résister à l’épreuve du temps. En effet, vingt ans de fonctionnement lui ont permis d’établir une réputation de sérieux qui fait que l’on se doit d’être retenu comme conférencier d’un de ces petits-déjeuners de travail fixés à 7h45.
Respect d’une tradition d’un monde où l’on se lève tôt. « Cela nous permet d’avoir une pleine journée de travail après notre rencontre » poursuit Philippe Goetzmann. Il s’empresse d’ajouter que cet état d’esprit a permis de créer « un espace de débat ouvert, pluraliste dans tous les domaines professionnels, politiques ». Bien malin serait celui qui pourrait attribuer au club de l’OURS une couleur, une orientation.
En cela, la liste des personnalités invitées (Gérard Collomb, Dominique Perben, Jean Jack Queyranne, Nora Berra) traduit parfaitement cette règle de conduite. Les deux rendez-vous de janvier appliquent cette logique de l’équilibre puisqu’un le maire berjallien défend le projet du pôle métropolitain alors que le maire caladois est plus réservé. « Nous n’accordons aucune importance aux propos et commentaires visant à nous cataloguer ; notre logique de travail est la seule chose que nous revendiquons » rappelle Georges Poix. Le message est clair : ne touchez pas à notre indépendance d’esprit !
Un coté ours… Non point ! A l’évidence le club tient à son identité et à ses valeurs qui aujourd’hui le font reconnaître comme l’un des lieux du débat d’idées à Lyon.
(article publié dans la rubrique économique de Lyon people de février 2011).
Yves Espaignet






