ROMEO, le premier robot humanoïde assistant français



La nouvelle génération des robots assistants / Aldebaran

ROMEO mesurera 150 centimètres, aura un corps et une tête et sera capable d’observer et de venir en aide à une personne ayant des difficultés à se déplacer. Il pèsera environ 40 kilos et sera dotée de capteurs analysant les mouvements, les bruits. Sa main, une véritable main, lui permettra de manipuler des objets. Mais le plus étonnant et qu’il répondra par un dialogue direct aux problèmes et aux attentes de son interlocuteur. Un assistant personnel.

Le rêve fou de Bruno Maisonnier, PDG d’Aldebaran, qui coordonne les travaux de Cap robotique, la section spécialisée du pôle de compétitivité des industries numériques, est de réussir plus vite et mieux que les entreprises japonaises ou sud-coréennes, pionnières en ce domaine. Il a imposé son premier robot dit de divertissement, NAO. Du haut de ses 50 centimètres, il devenu une célébrité internationale et ses exemplaires sont achetées pour servir d’appui pédagogique aux étudiants notamment dans les pays où la culture « robot » est développée comme en Extrême Orient. Le premier prototype du projet ROMEO devrait finaliser avant la fin du mois de mars. Tous les spécialistes espèrent une présentation lors du premier salon Innorobo de Lyon, le salon européen de la robotique.

L’ambition d’Aldebaran au sein de Cap robotique est de parvenir à fédérer un pool d’entreprises capables de porter des projets innovants qui vont répondre aux attentes d’un marché dont les perspectives ne font que croitre.
« La France est en pointe dans ce secteur » ne cesse d’affirmer Bruno Maisonnier qui attend des pouvoirs publics une prise de conscience des enjeux que représente la robotique industrielle.
Le prix d’un ROMEO dépassera les 250 000 euros mais une commercialisation envisagée pour 2015 devrait faire baisser de façon considérable les coûts.

Yves Espaignet
yves.espaignet@wanadoo.fr